Test de sous-ensembles radar chez Thomson Airsys
Author(s):
S. Ayache - Thomson-CSF Airsys
Frédéric Cadiou - Thomson-CSF Airsys
A. Fertil - Thomson-CSF Airsys
R. Norbin - Thomson-CSF Airsys
Industry:
Government/Defense, Telecommunications, RF/Communications
Products:
LabVIEW, Serial, Instrument Connectivity, GPIB, Instrument Drivers/IVI
The Challenge:
Tester les modules d’émission/réception des antennes radar de contrebatterie.
The Solution:
Construire un banc de test rapide et fiable autour d’un PC, d’instruments pilotés en GPIB et d’une application LabVIEW.
"Le temps de test est de 10 minutes pour un T/R module : à fonctionnalité équivalente, nous obtenons un gain de 20 par rapport à une mesure effectuée en mode manuel et un gain de 3 par rapport au banc précédent."
Le service Hyperfréquences de Thomson-CSF Airsys à Ymare, près de Rouen, réalise les études, le développement et la production des matériels hyperfréquence de sous-ensembles radar. COBRA est un radar de contrebatterie, utilisé pour la détection d’obus sur les champs de bataille et développé pour les besoins de la France, du Royaume-Uni et de l’Allemagne. Environ 3000 T/R modules (sous-ensembles d’émission/réception) sont utilisés sur une antenne COBRA. Le groupe Essais a construit un banc automatisé pour effectuer les tests de qualification des T/R modules mais aussi les tests en production.
Cahier des charges
Il existait déjà un banc de test semi-automatique développé en C, Fortran et Basic. Le cahier des charges du nouveau banc incluait : une automatisation complète, un temps de test en production inférieur à 15 minutes, une même application logicielle pour les tests de qualification et les tests en production, et une simplicité d’utilisation pour les opérateurs non formés aux hyperfréquences. Nous souhaitions également avoir une complète maîtrise du code pour garantir le bon fonctionnement du banc et assurer la maintenance.
Mise en oeuvre
Le banc est constitué d’une douzaine d’instruments de mesure pilotés par GPIB, dont une alimentation, des commutateurs VXI pour aiguiller les signaux, un générateur d’impulsions, un atténuateur variable, etc. Les différentes mesures effectuées sont les suivantes : mesures de puissance, gain et phase en émission et en réception (analyseur réseau), mesures de spectre (analyseur de spectre), mesures de puissance précises (wattmètres), mesures de bruit, mesures d’impulsions (oscilloscope), etc. Les tests sont effectués à des phases différentes (16 phases) et à des atténuations différentes (64 atténuations), ce qui fait 1024 tests différents pour un même paramètre. De plus, en phase de qualification, les tests peuvent aussi être effectués à des températures différentes. Dans ce cas, on utilise un conditionneur thermique piloté via la liaison série du PC. Nous avons utilisé LabVIEW pour développer les VIs de tests ainsi que le séquencement. Au démarrage de la baie, l’application vérifie la présence des appareils de mesure, effectue une phase de calibration, mesure les pertes en ligne des différentes chaînes de mesure. L’opérateur peut alors choisir les mesures à effectuer, la configuration de chaque mesure choisie ainsi que le scénario des mesures. Il entre les numéros de lot, de série et de mesure et le test démarre. Lorsque la mesure est terminée, un procès-verbal est émis.
Résultats
Le logiciel de pilotage est le fruit d’un an de développement, suivi d’évolutions permanentes. Le banc va permettre de tester tous les T/R modules produits, soit environ 8500 modules par an. Le temps de test est de 10 minutes pour un T/R module. À fonctionnalité équivalente, nous obtenons un gain de 20 par rapport au temps nécessaire pour effectuer les mêmes mesures en manuel et un gain de 3 par rapport au banc précédent, qui permettait des mesures en mode semi-automatique. Aujourd’hui, il existe deux bancs avec la même base logicielle : l’un utilisé à Ymare pour les tests de qualification, l’autre utilisé sur le site de production. L’automatisation complète du banc présente d’autres avantages : les mesures sont sauvegardées sous forme de fichier et peuvent être utilisées pour des traitements statistiques. Les tests réalisés sont plus fiables qu’auparavant : les changements de configuration sont facilités, le pilotage automatique des tensions générées par l’alimentation limite les erreurs possibles.
Nous utilisons LabVIEW depuis 1994 chez Thomson Airsys et nous avons construit une quarantaine de bancs automatisés pilotés par LabVIEW. Nous apprécions la rapidité de développement sous LabVIEW, liée aux nombreux objets pour créer la face-avant et aux différentes bibliothèques de VIs dédiées à l’acquisition et au pilotage d’instruments.
Février 2002
Related Case Studies
Association de LabVIEW et TestStand pour tester des sous-ensembles radars aéroportés chez ThalesLexmark améliore la précision des tests des cartouches d’encre
LabVIEW de la théorie à la pratique à l’IUT Mesures Physiques de Belfort-Montbéliard
Alstom standardise ses moyens de test électronique avec l’instrumentation PXI, LabVIEW et NI TestStand
Caractérisation de troubles neurophysiologiques avec LabVIEW
|
|

